L’investissement responsable transforme progressivement le paysage de l’épargne française. Face à l’urgence climatique et aux préoccupations éthiques croissantes, les épargnants recherchent des solutions alignées sur leurs valeurs sans sacrifier la performance financière. Le contrat Anaé, proposé par Goodvest, s’inscrit dans cette démarche en combinant gestion pilotée automatisée et sélection rigoureuse de supports financiers selon des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Cette assurance vie nouvelle génération s’adresse particulièrement aux investisseurs conscients de l’impact de leurs placements, qui souhaitent donner du sens à leur épargne tout en bénéficiant des avantages fiscaux traditionnels de l’enveloppe. Avec des frais compétitifs et une transparence assumée sur la composition des portefeuilles, Anaé se positionne comme une alternative crédible face aux contrats bancaires classiques.
Anaé goodvest : présentation du contrat d’assurance vie ISR et gestion pilotée
Le contrat Anaé représente une proposition innovante dans l’univers des assurances vie françaises. Commercialisé exclusivement en ligne par Goodvest, courtier spécialisé dans l’épargne responsable depuis 2020, ce contrat rompt avec les standards traditionnels en plaçant l’investissement durable au cœur de sa stratégie. Contrairement aux assurances vie bancaires qui proposent des centaines de supports sans orientation claire, Anaé se distingue par une sélection restreinte mais rigoureuse de fonds répondant à des exigences ESG strictes.
La gestion pilotée constitue le mode de fonctionnement principal du contrat. Vous n’avez pas à sélectionner individuellement les supports d’investissement : après avoir défini votre profil d’investisseur et vos objectifs patrimoniaux lors de la souscription, Goodvest construit un portefeuille adapté composé d’ETF (fonds indiciels cotés) et de fonds actifs labellisés. Cette approche automatisée permet de bénéficier d’une diversification optimale tout en réduisant les biais comportementaux qui affectent souvent les investisseurs individuels. Les arbitrages sont réalisés automatiquement pour maintenir l’allocation cible, sans intervention de votre part et sans frais supplémentaires.
L’assureur partenaire du contrat Anaé est Generali Vie, filiale du groupe Generali, l’un des leaders européens de l’assurance avec une notation financière solide (AA- chez Standard & Poor’s). Cette structure garantit la sécurité juridique de votre épargne tout en bénéficiant de l’expertise technologique et méthodologique de Goodvest pour la sélection des supports et la gestion quotidienne. Le versement initial minimum s’établit à 300 euros, un montant accessible qui contraste favorablement avec certains contrats haut de gamme exigeant plusieurs milliers d’euros d’entrée.
Architecture juridique et fiscale du contrat anaé : supports en euros et unités de compte
Comme toute assurance vie multisupport, Anaé propose deux grandes catégories d’investissement : le fonds en euros garanti et les unités de compte exposées aux fluctuations des marchés financiers. Cette structure classique permet d’adapter votre niveau de risque selon votre horizon de placement et votre sensibilité aux variations de capital. La particularité du contrat réside dans la sélection exigeante des supports disponibles, tous filtrés selon des critères de durabilité.
Fonds euros aqua sélection durable : rendement et garantie du capital
Le fonds en euros Aqua Sélection Durable constitue la brique sécuritaire du contrat Anaé. Comme tout fonds en euros, il offre une garantie du capital net de frais de gestion versé, hors fiscalité et prélèvements sociaux : à chaque fin d’année, les intérêts définitivement acquis viennent s’ajouter au capital et bénéficient à leur tour de l’effet « boule de neige ». La spécificité d’Aqua Sélection Durable tient à l’intégration de critères de durabilité dans la sélection des obligations et supports sous-jacents, avec une attention particulière portée à la gestion de l’eau et aux enjeux environnementaux.
Le rendement du fonds en euros dépend du contexte de taux et de la performance de l’assureur. Ces dernières années, la remontée des taux obligataires a permis aux fonds en euros responsables de retrouver des niveaux de rendement plus attractifs, autour de 2,5 à 3,5 % nets de frais de gestion pour les meilleurs d’entre eux. Sur Anaé, la performance du fonds en euros doit être lue en tenant compte de la philosophie globale du contrat : il n’a pas vocation à rechercher le rendement maximal à tout prix, mais à servir de socle stable dans une allocation globalement orientée vers les unités de compte ISR.
Concrètement, plus votre horizon de placement est long, plus la part d’unités de compte pourra être élevée dans la gestion pilotée, le fonds en euros jouant alors un rôle d’amortisseur en cas de choc de marché. À l’inverse, si vous avez un projet à moyen terme ou une aversion marquée au risque, Aqua Sélection Durable peut représenter une part plus importante de votre contrat Anaé, quitte à accepter un potentiel de performance globale plus modéré. L’important est de réfléchir à la place de ce fonds garanti dans votre stratégie patrimoniale plutôt que de courir après quelques dixièmes de rendement en plus ou en moins.
Univers d’investissement ESG : critères extra-financiers et labels ISR
La véritable identité d’Anaé repose sur son univers d’investissement en unités de compte, construit autour de critères ESG stricts. Plutôt que de proposer un catalogue pléthorique de fonds parfois contradictoires, Goodvest retient une sélection affinée de supports intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance élevés. Les gérants analysent non seulement les données financières classiques (chiffre d’affaires, marges, endettement…), mais également des indicateurs extra-financiers tels que les émissions de CO₂, les politiques de ressources humaines, la composition des conseils d’administration ou encore la gestion des controverses.
La majorité des fonds accessibles via la gestion pilotée Anaé disposent d’un ou plusieurs labels de finance durable, comme le label ISR français, le label Greenfin ou encore des certifications européennes telles que le label Towards Sustainability. Ces labels imposent des méthodologies d’analyse et de reporting rigoureuses, qui viennent renforcer le filtre interne appliqué par Goodvest. Pour vous, cela signifie que chaque euro investi en unités de compte Anaé soutient des entreprises ou des États qui respectent un cahier des charges responsable clairement défini.
L’univers d’investissement couvre différents thèmes : climat, eau, transition énergétique, santé, innovation durable… Vous pouvez ainsi orienter votre épargne vers des secteurs en phase avec vos convictions tout en conservant une diversification suffisante en termes de zones géographiques et de classes d’actifs. En pratique, vous n’avez pas à choisir vous‑même chaque fonds ESG : la gestion pilotée s’en charge, mais vous pouvez consulter à tout moment la composition détaillée de votre portefeuille, ce qui renforce la transparence du contrat par rapport à une assurance vie bancaire classique.
Fiscalité après 8 ans : abattements annuels et prélèvement forfaitaire unique
Sur le plan fiscal, Anaé bénéficie du régime de l’assurance vie française, l’un des plus avantageux pour préparer des projets à long terme et la retraite. Tant que vous ne retirez pas d’argent, vous ne payez aucun impôt sur les plus‑values potentielles : la fiscalité n’intervient qu’en cas de rachat (partiel ou total), et uniquement sur la part d’intérêts comprise dans le retrait. Cette capitalisation « à l’abri de l’impôt » permet de profiter pleinement de l’effet de composition des performances.
Après 8 ans de détention, la fiscalité devient particulièrement attractive. Vous bénéficiez d’un abattement annuel de 4 600 € d’intérêts pour une personne seule, ou 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune, tous contrats d’assurance vie confondus. Concrètement, tant que le montant de plus‑values retirées chaque année reste inférieur à cet abattement, vous ne supportez que les prélèvements sociaux (17,2 % actuellement), sans impôt sur le revenu ni prélèvement forfaitaire supplémentaire.
Au‑delà, deux régimes coexistent : le prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 12,8 % pour les primes versées après le 27 septembre 2017 au‑delà de 150 000 € (300 000 € pour un couple), ou une imposition réduite à 7,5 % pour la fraction inférieure à ce seuil. Vous pouvez également, dans certains cas, opter pour l’intégration au barème de l’impôt sur le revenu si votre tranche marginale est faible. Dans tous les cas, l’assurance vie Anaé permet de piloter dans le temps vos retraits pour optimiser votre fiscalité, notamment en phase de complément de revenus à la retraite.
Clause bénéficiaire et transmission hors succession : optimisation patrimoniale
Au‑delà de la simple épargne financière, l’assurance vie Anaé constitue un puissant outil de transmission de patrimoine. En rédigeant soigneusement la clause bénéficiaire de votre contrat, vous pouvez désigner les personnes qui recevront le capital en cas de décès, en dehors de la dévolution successorale classique. Cette transmission hors succession permet d’avantager un conjoint, un enfant, un proche ou même une association, dans la limite des règles relatives à la réserve héréditaire.
Fiscalement, les capitaux versés aux bénéficiaires d’une assurance vie sont soumis à un régime dérogatoire très favorable. Pour les primes versées avant vos 70 ans, chaque bénéficiaire profite d’un abattement de 152 500 €, puis d’une taxation forfaitaire de 20 % jusqu’à 700 000 € et 31,25 % au‑delà. Les primes versées après 70 ans sont, elles, réintégrées partiellement dans l’actif successoral, mais avec un abattement global de 30 500 € sur les montants versés, les intérêts restant exonérés de droits de succession.
Dans le cadre d’un contrat comme Anaé, vous pouvez donc combiner investissement responsable et stratégie patrimoniale fine. Il est recommandé de revoir régulièrement votre clause bénéficiaire (mariage, divorce, naissance, recomposition familiale…) afin de vous assurer qu’elle correspond toujours à votre volonté. Un simple avenant auprès de l’assureur permet de l’actualiser, sans impact sur la fiscalité du contrat ni sur son antériorité.
Performance des gestions pilotées anaé : profils équilibré, dynamique et défensif
La gestion pilotée Anaé repose sur plusieurs profils de risque, généralement classés de défensif à dynamique en passant par équilibré. L’objectif est de vous proposer une allocation cohérente avec votre horizon de placement, votre tolérance aux fluctuations de marché et vos objectifs (constitution d’un capital, préparation de la retraite, transmission…). Vous répondez à un questionnaire de profilage lors de la souscription, puis l’algorithme de Goodvest associe votre profil à une allocation cible.
Le profil défensif privilégie le fonds en euros Aqua Sélection Durable et des unités de compte peu volatiles (obligations vertes, fonds à faible risque), afin de limiter au maximum les variations à court terme. Le profil équilibré adopte une répartition plus homogène entre actions responsables et obligations durables, avec un objectif de performance supérieure à l’inflation sur le long terme. Enfin, le profil dynamique donne une large place aux actions thématiques et aux ETF responsables, acceptant une volatilité plus forte en contrepartie d’un potentiel de gain plus élevé sur 8 à 10 ans et plus.
Historiquement, les marchés actions mondiaux ont délivré une performance annuelle moyenne de l’ordre de 6 à 8 % sur longue période, tandis que les obligations se situent autour de 2 à 4 % selon les phases de marché. Les portefeuilles Anaé cherchent à se positionner dans cette fourchette, sous contrainte ESG stricte. Bien entendu, les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et chaque investisseur doit accepter une part d’incertitude, en particulier sur les profils les plus exposés aux actions.
Allocation d’actifs et répartition géographique des portefeuilles
L’allocation d’actifs au sein des profils Anaé combine plusieurs briques : fonds en euros, obligations d’entreprises et d’États à vocation responsable, actions internationales, immobilier coté ou non coté durable, et parfois une part d’actifs monétaires pour gérer les flux. La répartition exacte dépend de votre profil, mais aussi des conditions de marché : les équipes de gestion peuvent ajuster les poids entre classes d’actifs dans une fourchette définie pour piloter le risque.
Sur le plan géographique, les portefeuilles sont largement diversifiés : Europe, Amérique du Nord, pays développés d’Asie‑Pacifique et, dans une moindre mesure, marchés émergents sélectionnés selon des critères ESG spécifiques. Cette diversification mondiale permet de ne pas dépendre exclusivement de la zone euro ou du marché français, tout en restant aligné sur les objectifs climatiques et sociaux du contrat. Vous investissez ainsi dans des entreprises innovantes de la transition énergétique aux États‑Unis, des leaders européens de l’économie circulaire ou encore des acteurs asiatiques de la santé responsable.
Une bonne analogie consiste à voir votre portefeuille Anaé comme un panier de fruits variés : si une partie de la récolte est affectée par les aléas d’un marché ou d’un secteur, les autres composantes peuvent compenser, ce qui réduit le risque global. La gestion pilotée se charge de maintenir cet équilibre en fonction de votre profil et de l’évolution des valorisations, sans que vous ayez à suivre quotidiennement les marchés.
Indicateurs de risque : volatilité, drawdown et ratio de sharpe
Pour évaluer la qualité d’un contrat d’assurance vie en gestion pilotée, il ne suffit pas de regarder la performance brute : il faut aussi analyser le risque pris pour l’obtenir. Goodvest suit ainsi plusieurs indicateurs quantitatifs sur les portefeuilles Anaé, parmi lesquels la volatilité, le drawdown maximal et le ratio de Sharpe. Ces métriques, fréquemment utilisées en gestion d’actifs, vous aident à comprendre le comportement potentiel de votre investissement en période de turbulence.
La volatilité mesure l’ampleur des variations de valeur du portefeuille autour de sa performance moyenne : plus elle est élevée, plus les fluctuations à court terme peuvent être importantes. Le drawdown maximal quantifie la perte maximale enregistrée entre un plus haut et un plus bas sur une période donnée ; c’est un indicateur utile pour appréhender le risque de baisse en cas de choc boursier majeur. Enfin, le ratio de Sharpe rapporte la performance excédentaire par rapport à un actif sans risque (par exemple des obligations d’État) au risque pris (la volatilité) : plus ce ratio est élevé, meilleure est la rémunération du risque.
Dans la logique Anaé, l’enjeu est de maximiser ce ratio de Sharpe à long terme, c’est‑à‑dire d’obtenir la meilleure combinaison rendement/risque possible au sein d’un univers d’investissement durable. Un profil dynamique aura naturellement une volatilité et un drawdown potentiels plus élevés qu’un profil défensif, mais il cherchera aussi à délivrer une prime de performance suffisante pour compenser ces fluctuations. En pratique, vous n’avez pas besoin de calculer vous‑même ces indicateurs : ils figurent en général dans les reportings fournis par Goodvest et peuvent être commentés avec un conseiller si vous le souhaitez.
Frais de gestion pilotée et arbitrages automatiques : impact sur les rendements
Les frais constituent un élément clé de la performance nette d’un contrat comme Anaé. La gestion pilotée Goodvest se rémunère via des frais de gestion additionnels à ceux prélevés par l’assureur et les sociétés de gestion sous‑jacentes. Typiquement, on retrouve une couche de frais annuels sur le contrat (frais de gestion de l’assurance vie), une couche de frais de gestion sur les fonds (ETF ou fonds actifs) et une commission de gestion pilotée prélevée par Goodvest. L’ensemble reste cependant compétitif par rapport aux contrats bancaires traditionnels.
L’avantage d’Anaé est l’absence de frais d’entrée et de frais d’arbitrage supplémentaires : vous ne payez pas à chaque mouvement réalisé dans votre portefeuille. Les arbitrages automatiques (rééquilibrages, sécurisation progressive à l’approche de votre horizon, ajustements tactiques) sont donc effectués sans « frottement » additionnel, ce qui limite l’érosion de la performance. À long terme, quelques dixièmes de frais en moins peuvent représenter plusieurs milliers d’euros de différence sur un capital significatif.
Pour mesurer l’impact réel des frais, vous pouvez comparer la performance brute des marchés (par exemple un indice actions monde) à la performance nette de frais publiée pour votre profil de gestion sur différentes périodes. Si l’écart reste raisonnable tout en tenant compte de la contrainte ESG plus stricte, cela signifie que la structure tarifaire est cohérente. À l’inverse, un contrat très chargé en frais aura du mal à suivre même un simple ETF indiciel à bas coût.
Comparatif avec yomoni vie et nalo patrimoine sur 3 et 5 ans
Face à Anaé, d’autres contrats d’assurance vie en gestion pilotée et orientée ETF se sont imposés sur le marché, comme Yomoni Vie ou Nalo Patrimoine. Ces acteurs historiques de la gestion pilotée en ligne proposent eux aussi des portefeuilles diversifiés, avec une exposition plus ou moins marquée aux investissements responsables selon les profils choisis. Comparer Anaé à ces solutions sur 3 et 5 ans permet de situer son positionnement en termes de couple rendement/risque et de profondeur ESG.
Sur le plan purement financier, les performances à 3 et 5 ans dépendent fortement du profil de risque retenu et des périodes de marché analysées. Yomoni et Nalo ont historiquement délivré des rendements compétitifs pour leurs profils équilibrés et dynamiques, parfois supérieurs aux contrats bancaires traditionnels, grâce à une forte utilisation des ETF. Anaé, plus récent, commence à afficher un historique comparable, avec l’ambition de se situer dans le haut du panier, tout en respectant des filtres climatiques et sectoriels plus exigeants que la moyenne.
La principale différence réside dans la profondeur de l’approche ISR : Yomoni et Nalo proposent des options responsables ou des poches ESG, mais ne filtrent pas nécessairement l’intégralité de leurs investissements avec les mêmes exclusions strictes que Goodvest (par exemple sur les énergies fossiles ou certains secteurs controversés). Si votre priorité absolue est l’alignement climatique et extra‑financier, Anaé se distingue nettement. Si vous recherchez avant tout la performance brute, une comparaison fine des track‑records par profil et des frais totaux vous permettra de trancher en connaissance de cause.
Frais et structure tarifaire : analyse des coûts du contrat goodvest
La compétitivité tarifaire est l’un des arguments majeurs des assurances vie 100 % en ligne par rapport aux contrats distribués en banque de réseau. Anaé ne fait pas exception, avec une structure de frais globalement plus légère que celle des assurances vie bancaires traditionnelles, tout en intégrant les coûts nécessaires à une gestion pilotée de qualité et à une sélection ESG poussée. Comprendre cette structure est essentiel pour évaluer l’intérêt du contrat sur 10, 15 ou 20 ans.
On peut distinguer trois grandes catégories de frais : les frais sur versements (ou frais d’entrée), les frais de gestion annuels prélevés au niveau du contrat et des supports, et les éventuels frais de sortie ou de transfert. Anaé supprime d’emblée certaines couches de frais qui pénalisent souvent les épargnants, comme les commissions d’entrée ou les frais d’arbitrage à chaque changement d’allocation. Les coûts se concentrent ainsi sur la rémunération de l’assureur, des gérants de fonds et du service de gestion pilotée Goodvest.
Frais sur versements et frais de gestion annuels des UC
Contrairement à de nombreux contrats des grandes banques, Anaé ne prélève pas de frais sur versement : 100 % des sommes que vous déposez sont immédiatement investies, qu’il s’agisse de votre versement initial ou de vos versements programmés. Cette absence de « ticket d’entrée » constitue un avantage considérable, notamment pour les épargnants qui alimentent progressivement leur assurance vie. Sur 10 ans, elle peut représenter plusieurs pourcents de capital en plus par rapport à un contrat facturant 2 à 3 % de frais à chaque versement.
En contrepartie, des frais de gestion annuels sont prélevés sur l’encours de votre contrat, à la fois sur la partie fonds en euros et sur les unités de compte. À ceux‑ci s’ajoutent les frais internes aux fonds (ETF ou fonds actifs responsables) dans lesquels vous êtes investi. Goodvest communique de manière transparente un coût total annuel, souvent de l’ordre de 1,5 à 2 % selon les profils, incluant tous les niveaux de frais. Ce niveau reste généralement inférieur au « tout compris » d’un contrat bancaire traditionnel en gestion pilotée, qui peut dépasser 2,5 % à 3 %.
Pour les unités de compte, la priorité est donnée aux ETF et fonds responsables à frais raisonnables, afin de limiter la couche de coûts additionnelle. Plus la part d’ETF indiciels est importante dans votre allocation, plus les frais globaux sont susceptibles de rester contenus. Si vous souhaitez comparer plusieurs contrats, veillez à considérer le TER (Total Expense Ratio) de votre portefeuille global plutôt que de vous focaliser uniquement sur un type de frais isolé.
Absence de frais d’arbitrage et de frais de sortie anticipée
Une autre force du contrat Anaé réside dans l’absence de frais d’arbitrage : vous ne payez pas de commission lorsque la gestion pilotée rééquilibre votre portefeuille ou modifie la répartition entre fonds en euros et unités de compte. Cette gratuité des arbitrages permet à Goodvest d’ajuster l’allocation de manière réactive en fonction de votre profil, de l’évolution des marchés et de vos projets, sans craindre de « surcoûts » qui viendraient rogner la performance nette.
De même, aucun frais de sortie anticipée n’est facturé en cas de rachat partiel ou total, même si vous clôturez votre contrat dans les premières années. Bien entendu, la fiscalité de l’assurance vie s’applique, mais la compagnie ne vient pas ajouter de pénalité contractuelle, contrairement à certains vieux contrats ou produits d’épargne retraite. Cette souplesse est appréciable si vos projets changent, si vous devez faire face à un imprévu ou si vous souhaitez transférer progressivement votre épargne vers d’autres enveloppes (PEA, PER, etc.).
En pratique, cette structure « sans frais cachés » facilite la compréhension du coût réel d’Anaé. Vous savez que l’essentiel de la rémunération des différents acteurs (assureur, Goodvest, gérants de fonds) passe par les frais de gestion annuels, ce qui simplifie les comparaisons et limite les mauvaises surprises. Cela incite également à utiliser intelligemment les rachats partiels programmés une fois l’antériorité fiscale de 8 ans atteinte, pour mettre en place un complément de revenu souple et peu coûteux.
Rétrocessions de commissions et transparence des coûts réels
Un sujet souvent peu abordé par les distributeurs d’assurance vie concerne les rétrocessions de commissions. Il s’agit des rémunérations versées par les sociétés de gestion aux courtiers ou conseillers qui distribuent leurs fonds. Dans de nombreux contrats traditionnels, ces rétrocessions représentent une part importante de la marge commerciale, sans nécessairement être clairement mises en avant dans la documentation fournie au client.
Goodvest adopte une démarche de transparence en indiquant la part de ces rétrocessions éventuellement perçues, et en s’engageant à ne sélectionner les fonds que sur la base de critères financiers et ESG, et non en fonction du niveau de commissions versées. Certaines fintechs d’épargne choisissent même de reverser une partie de ces rétrocessions au client ou de privilégier des fonds à très faibles rétrocommissions (comme les ETF). Anaé s’inscrit dans cette logique de réduction des conflits d’intérêts potentiels.
Pour vous, l’enjeu est double : d’une part, vous avez la garantie que la sélection des supports est d’abord guidée par leur qualité et leur adéquation à la stratégie responsable du contrat ; d’autre part, vous disposez d’une vision beaucoup plus claire du coût total de votre épargne. Cette transparence est encore trop rare sur le marché et constitue un critère de choix important si vous hésitez entre plusieurs assurances vie en gestion pilotée.
Scoring ESG et méthodologie d’analyse extra-financière anaé
Pour qu’une assurance vie responsable ne soit pas qu’un simple argument marketing, il est indispensable de disposer d’une méthodologie ESG robuste. Anaé s’appuie sur la démarche développée par Goodvest, qui combine données de fournisseurs spécialisés, analyses internes et seuils d’exclusion chiffrés, notamment en matière de climat. L’objectif est de construire des portefeuilles réellement alignés avec les objectifs de l’Accord de Paris et d’éviter l’écueil du « greenwashing » que l’on observe parfois sur certains fonds se disant durables.
Concrètement, chaque fonds éligible fait l’objet d’un scoring ESG tenant compte de multiples dimensions : intensité carbone, trajectoire de décarbonation, exposition aux secteurs controversés, indicateurs sociaux (conditions de travail, égalité hommes‑femmes, respect des droits humains) et critères de gouvernance (indépendance des conseils, transparence, lutte contre la corruption). Ce score est ensuite agrégé au niveau du portefeuille pour vous donner une vision globale de l’empreinte extra‑financière de votre épargne.
Exclusions sectorielles : énergies fossiles, armement et tabac
La première brique de la démarche d’Anaé repose sur des exclusions sectorielles claires, qui éliminent de l’univers d’investissement certains secteurs jugés incompatibles avec une finance réellement durable. Les énergies fossiles (charbon thermique, pétrole et gaz non conventionnels, exploration et production fortement carbonées) sont ainsi écartées au‑delà de seuils très stricts de chiffre d’affaires ou de production. Cette politique d’exclusion est plus ambitieuse que celle de nombreux fonds ISR généralistes.
D’autres secteurs font également l’objet d’exclusions : tabac, armement controversé, jeux d’argent, pornographie, ou encore certaines activités fortement génératrices de pollution ou de controverses environnementales majeures. En pratique, cela signifie que même si un groupe affiche par ailleurs de bons résultats financiers, il ne sera pas présent dans vos portefeuilles Anaé s’il tire une part significative de ses revenus de ces activités. Ce choix peut, à court terme, limiter l’univers d’investissement, mais il renforce la cohérence globale de votre démarche d’épargne responsable.
Certains se demandent si ces exclusions ne pénalisent pas trop la performance. Les études académiques récentes montrent qu’un portefeuille filtré sur ces secteurs peut offrir un couple rendement/risque au moins équivalent à celui du marché global, notamment parce qu’il réduit certains risques de long terme (réglementaires, réputationnels, technologiques). En d’autres termes, renoncer à certaines entreprises très polluantes aujourd’hui peut aussi être une façon de limiter les mauvaises surprises demain.
Notation morningstar sustainability rating des fonds sélectionnés
Pour renforcer l’objectivité de son analyse, Goodvest s’appuie également sur des notations externes, comme le Morningstar Sustainability Rating. Cette évaluation attribue de 1 à 5 « globes » à chaque fonds, en fonction de la qualité ESG des sociétés présentes en portefeuille et de leur gestion des risques de durabilité. Dans le cadre d’Anaé, la majorité des fonds sélectionnés affichent des notations élevées, souvent 4 ou 5 globes, ce qui atteste d’un niveau de durabilité supérieur à la moyenne de leurs pairs.
Bien entendu, ces notations tierces ne remplacent pas l’analyse interne, mais elles permettent de croiser les sources et de détecter d’éventuelles incohérences. Par exemple, si un fonds se veut très engagé sur le climat mais reçoit une mauvaise note de durabilité, cela peut justifier un approfondissement de l’analyse, voire son exclusion de l’univers Anaé. À l’inverse, un bon score Morningstar Sustainability vient conforter le travail de sélection réalisé par Goodvest.
Pour l’épargnant, ces indicateurs sont précieux : ils offrent un repère simple pour comparer la qualité ESG de différents fonds, sans entrer dans tous les détails méthodologiques. En consultant la documentation d’Anaé, vous pouvez ainsi vérifier rapidement si les portefeuilles dans lesquels vous investissez se situent dans le haut du panier en matière de durabilité, et pas seulement en termes de marketing.
Alignement avec les objectifs de développement durable de l’ONU
Au‑delà des critères techniques ESG, Anaé cherche à aligner ses investissements avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) définis par l’ONU. Ces 17 objectifs couvrent des thématiques variées : lutte contre le changement climatique, accès à une énergie propre, réduction des inégalités, promotion d’une consommation responsable, protection de la biodiversité, etc. L’idée est de vérifier dans quelle mesure les entreprises et projets financés contribuent positivement à ces ODD.
Par exemple, un fonds dédié à la transition énergétique pourra être rattaché aux ODD 7 (énergie propre et d’un coût abordable) et 13 (lutte contre les changements climatiques), tandis qu’un fonds orienté santé responsable contribuera aux ODD 3 (bonne santé et bien‑être) et 9 (industrie, innovation et infrastructure). Goodvest analyse ces contributions, positives comme négatives, pour s’assurer que les portefeuilles Anaé n’ont pas seulement une bonne note ESG globale, mais qu’ils financent concrètement des solutions aux grands défis de notre époque.
Cette approche par ODD permet également de donner plus de sens à votre épargne : plutôt que de voir votre assurance vie comme un simple chiffre sur un relevé, vous pouvez la relier à des enjeux tangibles (réduction des émissions, accès à l’eau potable, développement de transports propres, etc.). C’est un moyen de concilier recherche de performance et impact positif, sans sacrifier la rigueur financière propre à un contrat d’assurance vie moderne.
Conditions de souscription et service client goodvest : accessibilité et accompagnement
Sur le plan pratique, l’assurance vie Anaé se distingue par une souscription 100 % en ligne, simple et rapide. L’ouverture du contrat s’effectue en quelques étapes : création de votre espace client, vérification d’identité, questionnaire de profil investisseur et signature électronique des documents. Le versement initial minimum de 300 € rend le contrat accessible à un large public, y compris pour une première expérience d’investissement responsable.
Vous pouvez ensuite mettre en place des versements programmés à partir de montants modestes, afin de lisser votre effort d’épargne dans le temps et de profiter de l’« effet DCA » (investissement progressif) sur les marchés financiers. Les arbitrages et modifications de profil de gestion se font également en ligne, via une interface claire qui vous permet de suivre l’évolution de votre épargne, la répartition par classe d’actifs, les indicateurs ESG et les performances historiques.
Côté accompagnement, Goodvest propose un service client multicanal : chat en ligne, e‑mail, rendez‑vous téléphoniques ou visioconférences avec un conseiller. Vous pouvez ainsi poser des questions sur la fiscalité, la clause bénéficiaire, l’adéquation de votre profil de risque ou les thématiques d’investissement choisies. Cette dimension de conseil est particulièrement utile si vous découvrez l’assurance vie ou l’investissement responsable et que vous souhaitez être guidé dans vos premiers choix.
En définitive, Anaé combine l’agilité d’une fintech spécialisée dans l’investissement responsable avec la solidité d’un grand assureur comme Generali Vie. Si vous recherchez une assurance vie en gestion pilotée, alignée sur des critères ESG exigeants et dotée de frais compétitifs, ce contrat mérite clairement d’être étudié en comparaison des offres plus traditionnelles des banques de réseau. L’essentiel reste, comme toujours, d’adapter la solution à votre situation personnelle, à votre horizon et à vos objectifs patrimoniaux.